Livre scolaire : Pourquoi il est cher?

 

    Tous les intrants des manuels scolaires, dont notamment le papier et les encres sont importés, d’où leur cherté. Selon le chef de cabinet au ministère de l’Education nationale, l’Etat continue cependant de subventionner les prix.

      Nombreux sont les parents qui se plaignent de la cherté des manuels scolaires que doivent acquérir leurs enfants à l’occasion de chaque rentrée. Pour Ahcène Lara, chef de cabinet au ministère de l’Education nationale néanmoins, cela est loin d’être le cas. «Le manuel scolaire n’est pas cher», a-t-il affirmé ce matin sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Tous les intrants sont importés : le papier, les encres, et ça coûte très cher», a-t-il expliqué. Soulignant que le coût des manuels du primaire varie entre 1 000 et 1 100 DA, ceux du moyen entre 1 200 et 1 500 DA et ceux du secondaire entre 1 500 et 2 600 DA, l’invité de la Chaîne III a indiqué que ces prix sont très raisonnables au regard des frais engagés pour la réalisation, le transport et la distribution de ces livres. «Nous avons des manuels qui ne sont pas du tout chers comparativement à ceux de nos voisins», a-t-il poursuivi, non sans faire remarquer que l’Etat continue à subventionner leurs prix. Cela dit, et à la question de savoir pourquoi les pouvoirs publics n’ont pas fait appel aux services des privés pour l’impression du livre scolaire, M. Lara a répondu en affirmant que les entreprises publiques sous-traitent avec les privés et «cela se passe très bien». «Avoir comme interlocuteur cinq à six entreprises, c’est plus gérable», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le chef de cabinet au ministère de l’Education a relevé que les manuels scolaires sont réalisés sur la base d’un programme préparé par des «groupes spécialisés de discipline qui se réfèrent à un référentiel global». Quant aux programmes, ils sont établis sur la base d’études comparatives : «Nous nous sommes inspirés de ce qui se fait de par le monde, nous avons comparé les systèmes éducatifs.» Mieux encore, «les programmes ont été étudiés par des experts de l’Unesco qui ont avalisé les manuels du primaire et du moyen, nous avons eu donc l’expertise internationale», a déclaré M. Lara pour qui les programmes et les manuels restent encore à parfaire. Dans ce sens, il n’a pas exclu l’éventualité d’alléger les programmes actuels à l’avenir. «Cela entre dans le cadre de la deuxième phase de la réforme, nous allons évaluer et corriger tout ce qui a été fait sur la base des recherches que nous allons mener, des débats et des remarques des spécialistes», a-t-il dit à ce propos.

Laisser un commentaire