Archive pour mai, 2009

Le Salon du livre de Paris dédié à Israël : les éditeurs algériens et des écrivains européens boycotteront la manifestation

27 mai, 2009

le syndicat national des éditeurs de livres (SNEL) a décidé de boycotter le prochain Salon International du Livre, à Paris, pour dénoncer sa transformation en manifestation de soutien à la politique d’Israël, rapporte Le Soir d’Algérie. C’est à l’unanimité que les éditeurs algériens ont décidé de suspendre leur participation au Salon international du livre de Paris, prévu du 14 au 19 mars prochain. La raison invoquée est le choix de l’invité d’honneur de cette édition, qui n’est autre que l’Etat d’Israël. Le Syndicat national des éditeurs de livres (SNEL) qui s’est réuni en assemblée générale extraordinaire, le 13 février dernier, s’est refusé à soutenir la dérive idéologique de ce grand espace interculturel. Parce que c’est au détriment de la nation palestinienne, tyrannisée au quotidien par les sionistes, que la France compte célébrer les soixante ans de la création d’Israël. Une vive polémique se déroule en ce moment en Italie autour de la Foire du livre qui doit avoir lieu à Turin, du 8 au 12 mai prochain, et qui est consacré à la célébration de la fondation de l’Etat d’Israël. Des partis politiques aux personnalités en passant par les associations militantes pour les droits fondamentaux des Palestiniens, un vif mouvement de protestation s’est déclenché afin que le comité d’organisation renonce à célébrer un Etat qui ne respecte pas le minimum des droits humains et opprime sans répit le peuple palestinien. Face au refus opposé par les organisateurs, des auteurs et écrivains italiens ont décidé de boycotter la manifestation, parmi lesquels, l’écrivain philosophe Gianni Vattimo (Université de Turin), ancien élu au Parlement européen, qui a expliqué au quotidien italien La Stampa, pourquoi il boycottera le le prochain Salon du Livre à Turin. Un boycott qui va s’élargir « Je me joins au boycott du Salon du Livre en France », vient d’annoncer l’écrivain britannique John Berger après avoir appris que l’Etat d’Israël était son invité d’honneur. Romancier, peintre, critique d’art et scénariste, le lauréat du prix Booker est un homme de principes. Toujours aussi actif, ce n’est pas à 80 ans qu’on risque de lui faire avaler des couleuvres. En Israël, l’écrivain israélien Benny Ziffer, responsable des pages littéraires du quotidien Haaretz, a appelé, le 15 février, au boycott de l’entreprise de propagande montée par les gouvernements israélien et français à l’occasion de la prochaine édition du Salon du Livre de Paris. Dans une déclaration au journal Libération, Benny Ziffer trouve « indécent que des écrivains israéliens viennent à Paris recevoir des honneurs pendant que des mères palestiniennes restent coincées dans le froid aux check points. » Agé de 55 ans, Benny Ziffer n’usurpe pas, lui, l’appellation d’intellectuel engagé, et pas seulement par sa plume. Il a ainsi fait partie, avec sa fille, de la petite cohorte de militants israéliens qui ont mené, aux côtés de la population palestinienne et d’autres militants internationaux, à la campagne contre le Mur d’annexion à Bi’lin (Cisjordanie), où il a d’ailleurs été légèrement blessé par le tir des soldats.

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